Assemblée annuelle et extraordinaire des associés de Société en commandite Gaz Métro - Allocution de Sophie Brochu

18 Mars 2009 - Allocutions

Allocution prononcée par Sophie Brochu
Présidente et chef de la direction

Montréal, le 18 mars 2009

(Seule la version prononcée fait foi)

Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue !

C’est toujours un plaisir pour moi de m’adresser à vous et de pouvoir  communiquer ainsi de vive voix nos réalisations, les enjeux avec lesquels nous composons et les projets d’avenir que nous travaillons à réaliser.

Je vous propose aujourd’hui trois choses. D’abord, brosser un portrait de nos réalisations de l’année 2008, réalisations dont toute l’organisation est fière.

Je vous parlerai ensuite de nos résultats du 1er trimestre de l’exercice en cours et du contexte très particulier dans lequel ils s’inscrivent, contexte d’une grande complexité dans lequel nous manœuvrons avec prudence.

Enfin, je veux aussi vous entretenir de nos priorités pour 2009 et pour les années à venir.

Nos réalisations

Bref retour, donc, sur l’exercice 2008 qui a été, à bien des égards, celui des récoltes. En fait, nous sommes à cueillir les fruits des efforts constants que nous avons déployés, depuis plusieurs années, pour placer Gaz Métro à l’avant-plan dans de nombreux domaines.

Développement de la clientèle
À preuve, la détermination que nous mettons depuis dix ans à prendre notre place sur le marché résidentiel. Nous constatons avec plaisir qu’un nombre grandissant de Québécois se préoccupe d’utiliser la bonne énergie à la bonne place et remet en question le recours systématique à l’électricité pour le chauffage résidentiel. Il est de mieux en mieux compris, et ce, par un éventail de plus en plus diversifié d’acteurs de la société québécoise, que cette énergie doit être consacrée à des usages qu’elle seule peut servir, comme faire fonctionner des appareils électroniques ou mécaniques, ou comme intrant au sein de procédés industriels.

Le gaz naturel est pour sa part de plus en plus connu et prisé de la clientèle résidentielle québécoise, qui apprécie la polyvalence de l’ensemble des  applications qu’il peut servir.
 
Le résultat de nos efforts commerciaux a culminé en 2008, alors que nous avons conclu un nombre record de nouvelles ventes dans le secteur résidentiel. Depuis 2001, notre part de marché dans la nouvelle construction a plus que doublé, atteignant 12,3 % l'an dernier. Dans la grande région de Montréal, nous avons même dépassé la barre des 20 % de nouvelles résidences qui ont choisi le gaz naturel et la vie en bleu. Une porte sur cinq !

Nous en sommes extrêmement fiers, mais nous gardons tout de même à l’esprit que cela est encore en deçà des parts de marché que le gaz naturel occupe dans la construction neuve ailleurs au Canada. Cela illustre bien que nous devons maintenir nos efforts et que nous pouvons viser encore plus haut.

Dans le marché industriel, nous avons fait le vœu de remplacer le mazout lourd partout où nous le pouvions, et ce, pour des raisons autant économiques qu’environnementales.
 
L’exercice 2008 a été extrêmement positif à ce chapitre. Une conjoncture de prix avantageuse a soutenu une hausse de plus de 25 % des volumes livrés à nos clients industriels interruptibles, c’est à dire ceux qui peuvent consommer le gaz naturel ou le mazout de façon indifférenciée. Ces ventes ont généré des revenus totaux dépassant les 90 millions de dollars. Elles ont aussi permis d’éviter l’émission de près de 140 000 tonnes de dioxyde de carbone et d’une quantité appréciable de contaminants atmosphériques, ceux-là même qui plombent la qualité de l’air de Montréal et de plusieurs régions du Québec.

A l'automne dernier, dans la foulée de l’effondrement des prix des produits pétroliers, plusieurs industriels québécois sont retournés au mazout lourd. Nous considérons, comme plusieurs d'entre eux d’ailleurs, que ce va-et-vient est intenable à moyen terme, en raison de la réglementation sans cesse plus sévère sur les émissions de carbone et sur les contaminants atmosphériques. Nous travaillons donc sans relâche avec nos clients industriels pour les aider à demeurer au gaz naturel.
Ce que je viens de vous dire illustre parfaitement la détermination de Gaz Métro à faire avancer en même temps les intérêts de ses investisseurs, de ses clients et de la collectivité. Nos clients bénéficient des avantages du gaz naturel en termes de fiabilité, d’efficacité et de polyvalence. La collectivité profite d’un air plus pur et d’émissions réduites de gaz à effet de serre. Et nos investisseurs tirent profit d'une portée commerciale de plus en plus grande.
 
Efficacité énergétique
Nous avons adopté la même approche dans un autre dossier où Gaz Métro se distingue depuis de nombreuses années : celui de l’efficacité énergétique. Aider nos clients à consommer mieux en consommant moins, voilà une idée qui peut sembler contraire à l’intuition pour un distributeur d’énergie. Mais nous considérons qu'il est de notre responsabilité d’aider nos clients à être plus efficaces et plus productifs. C'est encore plus vrai dans le contexte économique d’aujourd’hui. En huit ans, plus de 66 000 clients se sont prévalus de nos programmes d'efficacité énergétique. Ensemble, ils ont économisé l'équivalent de la charge de chauffage annuelle de 62 000 maisons unifamiliales.

Cela dit, nous avons déployé ces programmes en nous assurant que nos investisseurs y trouvent aussi leur compte. Vos intérêts sont en effet pleinement respectés dans le cadre réglementaire que nous avons proposé à la Régie de l’énergie, appuyé par nos parties prenantes. Ainsi, en 2008, nos investisseurs ont touché 4 millions de dollars à titre de rémunération spécifique grâce à l’atteinte de nos objectifs d’entreprise en matière d’efficacité énergétique.

Développement durable
Nos investisseurs peuvent par ailleurs tirer satisfaction du fait que Gaz Métro a été consacrée l’an dernier championne canadienne de la divulgation de son empreinte de carbone par le prestigieux organisme indépendant Carbon Disclosure Project. Cet organisme interroge les principales compagnies publiques du monde entier sur leurs émissions de gaz à effet de serre et les moyens qu'elles déploient pour les contenir. Cette année, Gaz Métro est arrivée en position de tête des 106 entreprises canadiennes qui ont répondu à l’invitation. C’est un grand honneur pour Gaz Métro que de se démarquer ainsi parmi les grandes entreprises qui aspirent à assurer un leadership environnemental de classe mondiale.
Participer au développement durable, c’est non seulement se préoccuper de notre environnement naturel, mais aussi de notre environnement humain. Le siège social de Gaz Métro est situé aux confins des quartiers Centre-Sud et Hochelaga—Maisonneuve, l'un des pires ghettos économiques au Canada. Plus de deux jeunes sur cinq âgés entre 15 et 24 ans ne fréquentent plus l’école. La moitié de la population y vit sous le seuil de la pauvreté. Et on y meurt plus jeune qu'ailleurs à Montréal.
 
En tant que citoyens responsables, Gaz Métro et son personnel veulent faire leur part pour aider les enfants de ce coin du monde, des enfants issus de plus de 70 communautés culturelles.

C’est ainsi que l'an dernier, Gaz Métro a cofondé avec un organisme communautaire du quartier un projet tout à fait unique, le 80, ruelle de l’Avenir, un lieu d’apprentissage pour plusieurs centaines d’enfants du primaire et du secondaire. Pour y arriver, nous avons mobilisé autour de ce  projet ambitieux un grand nombre de nos partenaires d'affaires – plusieurs sont parmi nous aujourd’hui – et je tiens à vous exprimer ma gratitude. Nous avons mis en commun nos efforts humains et financiers pour réaliser en quelques mois un projet qui redonne aux jeunes de notre quartier et à leurs parents l’espoir de se donner un avenir meilleur et les outils qu’il faut pour commencer à le construire.


Les résultats financiers et leur contexte

L'avenir de Gaz Métro, lui aussi, se construit à tous les jours. Nos progrès commerciaux et le succès de notre stratégie d’entreprise se reflètent dans nos résultats financiers.

En 2008, notre bénéfice net ajusté a augmenté de 4,3 millions de dollars pour atteindre 153,3 millions, ou 1,27 $ par part, en hausse de 3 cents par rapport à l’exercice précédent.

La croissance de notre bénéfice a notamment été soutenue par la contribution de 11,8 millions de dollars, avant déduction des frais financiers, de Green Mountain Power, le deuxième distributeur électrique en importance de l’État du Vermont, que nous avons acquis en 2007.

Les distributions à nos associés ont quant à elles été maintenues à 1,24 $ par part en 2008, ce qui représente la quasi-totalité des bénéfices générés. Nous prévoyons maintenir ce niveau de distribution tout au long de l’exercice 2009 : d’ailleurs le troisième versement trimestriel sera exécuté  le 1er avril prochain.

Nous écrivions à la mi-novembre, dans le rapport aux associés qui fait partie du rapport annuel, que le monde financier était sens dessus dessous. La situation ne s’est guère rétablie depuis.

Le premier trimestre de l’exercice en cours s’est déroulé sur un fond de grand tumulte économique. Néanmoins, les résultats que nous avons obtenus sont bons. Notre bénéfice net ajusté a augmenté de 3,8 millions de dollars par rapport au même trimestre de l’exercice précédent.

L’activité de distribution gazière au Québec a participé à l’accroissement de notre bénéfice, mais le fait le plus notable est sans doute la contribution significative de nos filiales de distribution d’énergie aux États-Unis, d’une part, et des services énergétiques, d’autre part.

Vermont Gas et Green Mountain Power ont en effet vu leur bénéfice net avant frais financiers augmenter de 2 millions de dollars, grâce à la hausse des volumes de gaz naturel distribués et du fait de l’appréciation du dollar américain par rapport à la devise canadienne.

Les filiales du secteur des services énergétiques ont également vu croître leur bénéfice net avant frais financiers de 1,4 millions de dollars au premier trimestre par rapport à la même période l’an dernier.

On ne saurait passer sous silence la confiance que nous accordent les marchés financiers. En octobre dernier, dans un contexte extrêmement difficile, nous avons réussi à émettre 150 millions de dollars de dette obligataire. La prime payée, ce qu'on appelle l'écart de crédit, s'est avérée trois fois plus élevée que ce à quoi nous étions habitués, mais comme les taux d'intérêt sous-jacents avaient amorcé leur chute, le coût global de l'emprunt, à 5,4 % pour 5 ans, reste très raisonnable.
Nous avons su plus tard que le 8 octobre, une seule émission  obligataire pour le compte d’une entreprise avait été enregistrée en Amérique du Nord. La nôtre. C’est dire la confiance que nous avons réussi à inspirer, même dans le pire des environnements financiers.

Mais nous ne prenons rien pour acquis. Gaz Métro gère ses capacités financières avec beaucoup de rigueur et de vigilance. Et quoiqu’aucune entreprise ne soit à l’abri des contrecoups d’un ralentissement économique sévère comme celui que nous traversons présentement, nos investisseurs peuvent tirer réconfort des caractéristiques défensives de Gaz Métro. Le fait que son activité principale, la distribution de gaz naturel, soit étroitement liée au chauffage des résidences et des entreprises, lui procure une certaine stabilité financière.

L’agence de notation de crédit DBRS a d’ailleurs reconnu la qualité du crédit de Gaz Métro. Elle a reconduit en janvier dernier la cote de A,  avec une perspective stable, de nos obligations de première hypothèque. De l’avis même de DBRS, cette évaluation est le reflet du profil d’affaires solide et de la stabilité financière de notre activité principale, la  distribution gazière. DBRS a par ailleurs noté que l’acquisition de Green Mountain Power offre à Gaz Métro des avantages géographiques et opérationnels sans modifier son profil de risque.

Il est également intéressant de souligner que Gaz Métro n'est pas un producteur de gaz naturel. Notre rentabilité n’est donc aucunement affectée par la baisse des prix du gaz naturel qui accompagne le ralentissement de l’activité économique. Cette baisse de prix, qui a atteint 18 % au cours de la dernière année, est entièrement transmise à nos clients. Elle contribue à renforcer notre situation concurrentielle et à soutenir la demande de gaz naturel. Cela est d’autant plus avantageux au moment où nos clients surveillent leurs dépenses de plus près que jamais.

Nous n'avons aucun contrôle sur le prix du gaz naturel ni sur l'état général de l'économie. En revanche, nous contrôlons nos opérations et sommes pleinement responsables de la performance de notre entreprise. Tout n'est pas parfait, mais je puis vous confirmer que la performance opérationnelle de Gaz Métro atteint des niveaux remarquables et qu'elle ne cesse de s’améliorer. Sous l’égide du Mouvement québécois de la qualité, nous avons procédé au cours de la dernière année à une évaluation de l'ensemble de nos processus d'affaires. Les résultats obtenus affichent un progrès remarquable par rapport à l’évaluation précédente, réalisée il y a seulement deux ans. Les résultats atteints placent Gaz Métro dans le groupe trié sur le volet des leaders québécois de la qualité. C’est une performance extraordinaire dont l’ensemble de l’entreprise est fier.
Tous ces facteurs contribuent à faire de Gaz Métro un bon placement en des temps économiques troublés, comme nous en vivons présentement. Le marché boursier reflète cette situation. Entre le 29 août dernier, début de la crise financière, et la clôture des marchés du 11 mars, la semaine dernière, le cours de la part de Gaz Métro n’a perdu que 13,4 %, alors que l’indice composé TSX des actions des grandes entreprises canadiennes a perdu plus de 40 % de sa valeur sur la même période.

Ce n’est pas parce que nous sommes considérés comme une valeur relativement sûre dans un contexte économique difficile que nous nous abstenons de faire preuve d’une grande vigilance. Pour mieux prévoir les retombées du ralentissement économique sur notre bénéfice, nous suivons avec attention trois grands indicateurs : nos livraisons, nos nouvelles ventes et les délais de paiement de nos clients.

Ces trois indicateurs nous disent présentement que la situation n’est pas au beau fixe mais qu’elle n’est pas alarmante. Nos livraisons ont certes fléchi, mais pas de façon dramatique. Parce qu'elles sont intimement liées au cycle de construction, nos nouvelles ventes ont elles aussi connu une certaine baisse par rapport à celles du premier trimestre l’an dernier. Quant aux paiements des clients, ils se font parfois un peu plus attendre, mais les retards ne se transforment pas, pour le moment, en mauvaises créances lourdes.

Il serait illusoire de croire que nous traverserons indemnes la tempête économique qui nous assaille. Cependant, nous sommes  confiants de tirer notre épingle du jeu. En assurant une gestion financière rigoureuse et en améliorant nos façons de faire, nous serons bien placés au moment où l’activité économique reprendra de la vigueur.


Nos priorités en 2009

Permettez moi maintenant de toucher mot de trois autres dossiers prioritaires pour notre organisation, à savoir la gestion des talents, le maintien de nos actifs et l'amélioration du rendement accordé à nos investisseurs par la Régie de l'énergie du Québec.

Autant il importe de gérer nos capacités financières, autant il nous faut gérer les talents: développer ceux dont on dispose et se donner les moyens d’en attirer d’autres.

Au moment même où l’étau économique se resserre, il peut sembler contraire à l’intuition d’investir pour renforcer notre main-d’œuvre. Mais nous sommes persuadés que c’est là un domaine où il est impératif de penser à long terme. Remettre à plus tard le développement des talents et de la main-d’œuvre conduirait tôt ou tard dans un cul-de-sac. Cela ne se produira pas chez Gaz Métro.

Nous allons procéder cette année à l’embauche d’une nouvelle cohorte de techniciens et de techniciennes pour pallier les départs à la retraite nombreux à venir dans ce secteur professionnel, lequel est intimement lié non seulement au développement commercial de l'entreprise mais aussi à la sécurité du public et à l'intégrité de nos actifs.

Des actifs qui eux non plus ne feront pas les frais d'une vision à court terme. Nos infrastructures de distribution gazière comptent parmi les plus étendues et les plus complexes au Québec, surtout pour une entreprise du secteur privé.
Notre métier nous amène à devoir maintenir l’équilibre entre la sécurité du public, la performance opérationnelle et le caractère raisonnable des coûts. Le réseau de distribution gazière de Gaz Métro est l'un des plus sécuritaires et des plus performants en Amérique du Nord. Cela dit, à l'instar des grandes infrastructures québécoises, il prend de l'âge. Là s'arrête toutefois la comparaison : Gaz Métro ne remettra pas à demain ce qui doit être fait aujourd'hui. Cela va requérir une hausse de nos investissements en amélioration et entretien de notre réseau au cours des années à venir, une tendance qui sera par ailleurs exacerbée par les travaux qui s'effectueront dans la foulée des programmes d’infrastructures des gouvernements.
Pour financer nos investissements, nous devrons accroître l’apport en équité en même temps que notre niveau d’emprunt, de façon à maintenir une structure de capital adéquate. Pour ce faire, il faut que nous puissions vous offrir un rendement équivalent à celui des autres placements que  vous pourriez réaliser à risque comparable. Le contexte financier que nous traversons chamboule les repères historiques et requiert que soit repensée la formule de fixation du taux de rendement sur le capital autorisé par la Régie de l’énergie. Il s’agit là d’une très grande priorité pour la direction de Gaz Métro. Nous présenterons un dossier en ce sens à la Régie dans les mois qui viennent.

Cela fait le tour de nos priorités immédiates pour l’année à venir. En terminant, je veux aussi faire le point sur trois de nos projets de long terme.

D’abord, la contribution ciblée de Gaz Métro au développement du potentiel éolien du Québec par notre participation au projet de la Seigneurie de Beaupré. Avec nos partenaires, Boralex et le Séminaire de Québec, nous avons remporté en mai dernier une part de l’appel d’offres lancé par Hydro-Québec. Nous installerons une capacité de génération électrique de 272 MW, dont la mise en service est prévue à la fin de 2013. À cette fin, nous réaliserons ensemble des investissements de l’ordre de 800 millions de dollars, dont la moitié sera assurée par Gaz Métro et dont la majeure partie se fera à compter de 2012. Par ailleurs, le projet contribuera aux revenus de Gaz Métro dès sa mise en service, alors qu’il constituera le plus important parc éolien du Québec.

Rabaska est un autre projet de longue haleine qui a connu des développements importants en 2008. Nous avons signé au printemps dernier des ententes préliminaires avec la filiale américaine du groupe Gazprom, le plus important producteur et détenteur de réserves de gaz naturel au monde, pour une prise de participation éventuelle au projet et pour l’approvisionnement en GNL du terminal.

L'incertitude qui s’est installée depuis sur les marchés financiers, jumelée à la volatilité des prix de l'énergie et à celle des coûts de construction, a considérablement ralenti la cadence des discussions entourant la finalisation des ententes avec Gazprom. L’échéancier du projet s’en trouve donc différé.

Rabaska subit ici le même sort que la plupart des grands projets industriels de par le monde actuellement.  Sachez toutefois que notre intérêt et notre détermination à le mener à bien demeurent inchangés.

Le troisième projet qui se présente à l’horizon, c’est ce que nous ferons pour appuyer la production gazière au Québec. Je le précise d’emblée : la production gazière n’est pas la mission de Gaz Métro et nous n’avons aucune intention de nous substituer aux entreprises d’exploration et de développement. Par contre, la construction et l’opération de nouvelles conduites pour relier ces gisements éventuels à notre réseau sont tout à fait de notre ressort.

Plusieurs  entreprises ont entamé l’exploration gazière dans la formation rocheuse des schistes de l’Utica. Leur intérêt se situe dans la vallée du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, soit en plein cœur du territoire déjà desservi par notre réseau. Si les résultats sont au rendez-vous,  l’extraction de gaz pourrait commencer d’ici peu. Le temps venu, Gaz Métro sera en mesure d’accompagner la mise en valeur de ces ressources et d’en tirer profit.

Cela complète le tour d’horizon que je voulais faire avec vous des réalisations, des résultats et des projets de Gaz Métro. J’ai voulu souligner particulièrement l’importance que vous, nos investisseurs, prenez dans la concrétisation de nos ambitions. Je m’en voudrais de ne pas aussi signaler, avant de terminer, le rôle crucial que joue un autre des piliers de notre entreprise, à savoir nos employés. Si je ne les ai pas mentionnés souvent dans mon propos, c’est que j’aurais dû le faire partout. Nous ne pourrions obtenir de tels résultats si nous ne pouvions compter sur un personnel mobilisé et extrêmement dévoué à la réussite de Gaz Métro. Je les en remercie.

Ce fut un plaisir de m'adresser à vous aujourd'hui. Je vous remercie de votre soutien et de votre attention.

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