Le cercle canadien de Montréal - Allocution de Sophie Brochu

10 Février 2014 - Allocutions

Notes pour une allocution de Madame Sophie Brochu
Présidente et chef de la direction de Gaz Métro
Le Cercle canadien de Montréal, le 10 février 2013

Introduction

Monsieur le président,
Distingués invités,
Chers amis,

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui.

Je reconnais dans la salle plusieurs clients et partenaires de Gaz Métro. Des partenaires d'affaires, des partenaires environnementaux et des partenaires sociaux.

Merci de votre présence et du temps précieux que vous m'accordez.

Notre rencontre est pour moi un privilège : celui de pouvoir exprimer ma pensée, et de bénéficier d'un peu de temps pour communiquer un point de vue qui m'apparaît nuancé.

Je vous parlerai aujourd'hui d'énergie, mais je ne le ferai que dans un second temps de mon propos.

Avant tout, il importe de parler d'environnement, d'économie et de société.

Car l'énergie n'est pas une fin en soi, mais un moyen.

Un moyen pour accomplir des objectifs et donner vie à des priorités.

*** 

Lorsque interrogés sur leurs aspirations collectives, les Québécois partagent généralement un même objectif : nous voulons une société plus verte, plus prospère et plus équitable. Bien.

Mais de quelle société parlons-nous au juste? Du Québec ou de la planète?

Pour moi, les deux sont intimement liés.

Commençons par le bout facile. Commençons par la planète.

***

1,3 milliard d'êtres humains n'ont pas encore accès à l'électricité.

Quand on n'a pas l'électricité, on ne dispose pas de frigo et on ne peut donc pas conserver de vaccins.

En grande partie parce qu'ils sont privés d'électricité, l'Afrique subsaharienne et l'Inde ont un taux de mortalité de 15 %. L'espérance de vie dans ces pays tourne autour de 36 ans.

2,6 milliards d'êtres humains doivent encore recourir à la biomasse traditionnelle pour la cuisson de leurs aliments qui devient, du coup, l'une des tâches les plus fastidieuses de leur vie de misère.

Parce qu'il faut cuire les aliments, il faut trouver du combustible. N'importe quel combustible. Idéalement du bois, mais il se fait rare. Alors on y va pour les détritus et même les excréments.

La tâche de trouver le précieux combustible est dévolue aux enfants qui y consacrent leurs journées et qui, par conséquent, ne vont donc pas à l'école.

La tâche de préparer les repas est dévolue aux femmes. Plusieurs en meurent. Dans certaines parties du globe, l'exposition aux vapeurs toxiques lors de la préparation des aliments est une des principales causes de décès des femmes.

Il faut espérer qu'un jour, les deux tiers de l'humanité nantie, dont nous faisons partie, vont se préoccuper du tiers dont je viens de vous parler. 

Ce jour-là, pour répondre à des impératifs humanitaires, pour accorder le droit à la vie, la demande énergétique mondiale va augmenter.

Le boulot des pays développés, dont nous sommes, c'est de leur faire une place.

Il faut leur faire une place non seulement dans l'économie mondiale, mais aussi dans l'écosystème planétaire. Mais voilà que cet écosystème n'a presque plus de place parce que, sans le vouloir, nous l'avons mis à mal.

***

Pendant des décennies, les pays qui se sont industrialisés ont consommé sans compter.

Nous étions bien intentionnés.

Nous avons voulu développer nos économies et nos industries. Pour ce faire, nous avons exploité les ressources naturelles : l'or, le cuivre, le nickel, le fer, le blé, la potasse, le gaz naturel, le pétrole et j'en passe.

À géométrie variable, et en fonction des différents régimes préconisés par les pays partout dans le monde, nous avons payé pour l'utilisation de ces ressources.

Mais l'une de ces ressources n'a pour ainsi dire jamais été rémunérée. Pourquoi? Parce qu'elle appartient à tout le monde. Et donc à personne. Cette ressource précieuse, c'est l'atmosphère.

Quoique sans mauvaise volonté, nous nous sommes appropriés l'atmosphère. Nous l'avons prise pour acquis, et aujourd'hui nous en payons le prix.

En 2012, la teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre a atteint un niveau inégalé. Et les polluants comme les oxydes d'azote et de soufre ont poursuivi leur malheureuse croissance.

Nous devrions tous être inquiets.

De la hausse de la température moyenne, de la fonte de la banquise, de la diminution de la calotte polaire et de l'élévation du niveau moyen des océans.

De la perturbation du cycle de l'eau, qui entraîne des inondations et des sécheresses.

Les bouleversements météo ont déjà des impacts bien tangibles chez nous : sur nos Grands Lacs, le fleuve Saint-Laurent et leurs rives. Ils affectent déjà les industries de l'assurance, du tourisme, de l'agriculture, de la foresterie, pour ne citer que celles-ci.

Certains sceptiques rejettent le large consensus scientifique. Ils minimisent la crise et affirment que nous devons admettre notre incapacité à stopper les changements en cours, et qu'il suffira de s'y adapter.

Ce que négligent les tenants de l'adaptation, c'est qu'à moins de prendre des mesures d'envergure pour arrêter la destruction de l'environnement, l'adaptation pourrait bien s'avérer impossible.

***

Revenons au Québec où nous devons réfléchir à notre propre trajectoire.

Au fond, quatre options se présentent à nous : 
  • Accepter de laisser le tiers des êtres humains dans le noir et la souffrance en se disant qu'on va gagner un peu de temps; 
  • Ou bien dire « au diable l'environnement ». Pelleter par en avant la crise aux générations futures qui auront toutes les raisons de maudire la nôtre pour avoir été l'architecte de leur misère;
  • Ou bien freiner sciemment et considérablement notre croissance, ce qui sonnerait le glas de notre modèle social; 
  • Ou bien choisir le métier d'équilibriste. Choisir de croître « intelligemment ». Choisir le développement durable.

À l'instar d'un nombre croissant de Québécois, c'est l'option que je préconise.

Mais contrairement aux idées reçues, je crois que c'est beaucoup plus difficile à faire qu'il n'y parait à première vue.

*** 

Développement durable

Le développement durable est défini comme celui qui permet aux générations actuelles de répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Ce n'est pas un concept environnemental. Ce n'est pas non plus un concept économique.

Le développement durable est une approche holistique qui reconnaît le caractère indissociable des dimensions environnementale, économique et sociale.

C'est une approche exigeante, qui impose de réfléchir de manière globale, par-delà les frontières disciplinaires.

Qui impose de nous éloigner des positions campées et des jusqu'auboutismes qui ne peuvent servir que les idéologies, qu'elles soient de gauche ou de droite.

La pensée magique n'a pas sa place en matière de développement durable, qui ne peut se déployer réellement que dans la rigueur et la lucidité.

Se prétendre de développement durable, c'est se mettre dans une posture mentale favorable au progrès simultané de notre environnement et de notre économie, mais également de notre société.

J'ai fait état plus tôt des raisons qui motivent ma conviction profonde quant à l'urgence d'agir pour protéger notre environnement. 

À mes yeux, il y a urgence tout aussi grande de s'occuper de notre société et de ses manques les plus flagrants. Les iniquités sociales sont au Québec moins importantes qu'au sud de notre frontière, mais elles n'en demeurent pas moins intolérables. Comment accepter qu'en 2014, 10 % de nos enfants d'âge scolaire vivent sous le seuil de la pauvreté?
 
Comment tolérer que ces enfants du Québec traversent leur journée avec la faim au ventre? 

Comment accepter que les enfants qui naissent dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve aient une espérance de vie moindre de 10 ans que celle des enfants qui naissent dans l'ouest de la Ville?

Je vous parle de la pauvreté de nos enfants. Je pourrais vous parler aussi de celle des personnes âgées, des personnes atteintes de maladies mentales. Au fond, je vous parle de tous ceux qui sont fragilisés, dont nous avons la responsabilité de nous occuper et que, faute de moyens, nous avons plus ou moins abandonnés.

Sans tout peindre en noir, il faut reconnaître que le Québec en est encore à chercher les moyens financiers de répondre à certains besoins fondamentaux de sa pyramide de Maslow.

Quels sont ces moyens? Où trouverons-nous les sous?

***

Dans un passé récent, certains ont tenté une augmentation des taux d'imposition marginaux. Ils ont vite compris que le Québec n'est pas une bulle et qu'une hausse sensible des taux d'imposition briserait un équilibre déjà fragile et mènerait à un exode de talents et de capitaux. Trop d'impôt tue l'impôt.

On peut sans doute travailler à la marge à l'ajustement de la tarification de certains services offerts par l'État. Là aussi, la marge de manoeuvre est restreinte.

De fait, le seul moyen structurel de financer le maintien et le progrès de notre modèle social, c'est la création de nouvelles richesses qui vient avec la création de nouveaux emplois. Des emplois durables, bien évidemment.

Il importe que les leaders économiques de notre société s'expriment haut et fort sur le sens à donner à notre croissance : non pas un enrichissement des mieux-nantis mais bien l'augmentation du nombre de personnes en mesure d'assumer financièrement leur vie et de contribuer au mieux-être de notre société.

Que l'on soit de mouvance bleue, rouge, verte ou orange, la création de bons emplois, et donc de richesse, devrait nous obnubiler et être au coeur de nos priorités.

Il faut créer des emplois partout : dans la mise sur pied d'une économie verte, l'essor de nos entreprises existantes et l'attraction de nouvelles implantations industrielles, étant bien compris que toutes nos initiatives doivent prendre en compte la protection de l'environnement et tenter de les mitiguer.

Ce qui nous amène à l'énergie qui est, comme on le sait, le sang de l'économie.

***

L'énergie n'est pas une fin en soi, mais un moyen.

Un moyen important pour accomplir nos objectifs.

Nous voulons une société plus verte, plus prospère et plus équitable.

Aucune forme d'énergie n'est en mesure de faire cela toute seule. Aucune ne peut répondre à tous les types de nos besoins de développement, partout, sans empreinte environnementale et de manière compétitive. Pas même notre hydroélectricité, aussi formidable soit-elle. La pensée magique n'y changera rien.

Au Québec comme dans toutes les autres sociétés, il faut faire intervenir différentes formes d'énergie pour répondre à nos besoins, étant entendu qu'il faut les hiérarchiser en fonction de leurs avantages comparés.

L'Agence internationale de l'énergie a d'ailleurs écrit la recette énergétique du développement durable. 

Cette recette comprend trois ingrédients que je vous présente par ordre d'importance :

    1. La réduction de la consommation de toutes les formes d'énergie par le déploiement de mesures d'efficacité. C'est une évidence.

    2. Le recours accru aux énergies renouvelables. On est tous d'accord.

    3. Le recours au gaz naturel pour déplacer les produits pétroliers là où les énergies renouvelables ne sont pas en mesure de le faire.
Au Québec, les discours publics font une grande place aux deux premiers ingrédients, mais n'évoquent à peu près jamais le troisième. Ce raccourci idéologique étonne.

Sans gaz naturel, l'économie du Québec serait fragilisée. Tous les commissaires industriels peuvent en témoigner. Les régions du Québec qui n'ont pas encore accès au gaz naturel n'ont jamais travaillé si fort pour être raccordées au réseau gazier. Et les régions qui le sont n'ont jamais été si heureuses de pouvoir compter sur ses avantages comparés.

Qui plus est, sans gaz naturel, le Québec ne serait pas en mesure de rencontrer ses objectifs environnementaux, notamment sa cible de réduction de gaz à effet de serre.

Voyons ensemble pourquoi.

***

Le gouvernement du Québec s'est donné l'objectif de réduction de GES le plus ambitieux du continent : une réduction de 25 % de nos émissions à l'horizon 2020 en deçà de ce qu'elles étaient en 1990. C'est formidable.

Ce qui est moins formidable, c'est que personne ne dit à la population où nous en sommes rendus.

Nous en sommes à peine à 2 %. 

À mon humble avis, on devrait cesser de faire les gorges chaudes quant au fait que le Canada n'atteindra pas ses objectifs environnementaux. Le gouvernement du Québec devrait plutôt expliquer que la route vers l'atteinte de nos propres objectifs sera longue et difficile et que le temps presse.

Pour comprendre comment on peut y arriver, il faut comprendre notre point de départ.

Notre bilan énergétique compte actuellement environ 40 % d'électricité, une énergie en très grande partie propre, renouvelable et relativement économique.

Nous avons ensuite le pétrole, qui accapare lui aussi d'environ 40 % de notre bilan de consommation. Le pétrole est cher. Sa combustion émet par ailleurs beaucoup de gaz à effet de serre et de contaminants atmosphériques.

Nous avons enfin le gaz naturel qui est la plus concurrentielle de toutes les énergies consommées au Québec. Le gaz émet jusqu'à 32 % de moins de GES que les produits pétroliers et considérablement moins de polluants atmosphériques. Le gaz représente actuellement moins de 15 % de notre bilan énergétique.

Voilà donc pour notre point de départ : 40 % d'électricité qui n'émet à peu près rien, 40 % de pétrole qui coûte cher et qui émet beaucoup et 15 % de gaz naturel qui émet peu et qui coûte peu.

Si le Québec veut véritablement atteindre ses objectifs de réduction de GES, nous devons absolument réduire l'emprise du pétrole sur notre bilan énergétique.

Pour y arriver, ça prend de l'électricité mais également du gaz naturel car aussi formidable soit-elle, l'électricité n'est pas en mesure de combler tous les besoins actuellement servis par les produits pétroliers.

La complémentarité des énergies gazière et électrique s'exprime déjà avec éclat dans deux sphères d'importance pour l'économie du Québec : dans le secteur des transports et le secteur industriel.

***

Réduire les émissions du secteur des transports

Le secteur du transport est responsable de 42,5 % de toutes les émissions de GES du Québec. Il faut s'y attaquer de plusieurs manières, en favorisant notamment le recours accru aux transports collectifs. Parmi toutes les mesures, il faut aussi travailler au remplacement du carburant lui-même.

Le gouvernement du Québec a affirmé son intention de mettre sur la route des milliers de voitures électriques. Comme notre électricité est largement produite de façon renouvelable, on réalisera là des gains environnementaux directs.

Ce bout-là de l'histoire est bien expliqué à la population. Ce qui n'est pas expliqué, c'est que cela ne suffira pas.

Plus du tiers des émissions des transports est causé par seulement 4 % des véhicules. Ce sont les véhicules lourds et les camions de transport de marchandise.

Dans ce segment de marché, l'électricité n'est d'aucun secours. La bonne nouvelle, c'est que la solution existe, qu'elle mature et qu'elle est disponible dès aujourd'hui.

La solution consiste à faire passer les véhicules lourds et moyens du diesel au gaz naturel.

Ce mouvement est d'ailleurs amorcé.

II y a trois ans, Transport Robert équipait son parc des tout premiers camions fonctionnant au gaz naturel liquéfié dans l'est du pays. L'entreprise compte aujourd'hui une centaine de camions à GNL. À l'horizon 2014, une centaine d'autres camions devraient s'ajouter.

D'autres entreprises de transport et même des transporteurs maritimes, comme la Société des traversiers du Québec, ont emboité le pas. On les comprend : faire le choix du gaz naturel en remplacement du diesel, c'est jusqu'à 40 % d'économie sur le coût du carburant et jusqu‘à 25 % moins de GES. 

En déployant le gaz naturel dans le transport lourd de marchandises, nous sommes en mesure de réduire dès à présent les GES du secteur le plus émissif au Québec et de consolider des entreprises qui jouent un rôle clé dans notre économie. Cela mériterait bien de temps en temps quelques lignes d'encouragement de notre gouvernement.

Déplacer le mazout lourd dans le secteur industriel

La complémentarité économique et environnementale entre le gaz naturel et l'électricité prévaut également dans le secteur industriel.

Seule l'électricité peut nous éclairer, alimenter nos ordinateurs ou transformer l'alumine en aluminium.

Réciproquement, plusieurs usages industriels nécessitent une flamme directe que seuls le gaz naturel ou le mazout peuvent fournir. Fort heureusement, la plus propre des deux énergies est également devenue la plus concurrentielle.

On a découvert en Amérique du Nord des quantités massives de gaz naturel. Les réserves sont passées d'environ 7 à plus de 100 ans. L'effet sur les prix ne s'est pas fait attendre : les prix nord-américains ont chuté de moitié.

Le Québec n'est pas isolé. Comme le prix du gaz naturel est continental, les utilisateurs, ici aussi, font des aubaines.

Depuis quatre ans, les consommateurs québécois de gaz naturel ont économisé deux milliards de dollars. Des économies qui aident des familles à boucler leur budget, qui aident nos universités et nos hôpitaux à réaliser leur projets; et qui aident nos entreprises à être plus concurrentielles.

Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, la baisse du prix du gaz a amené bon nombre d'entreprises à se détourner du mazout lourd. Ce faisant, elles réalisent des économies annuelles allant jusqu'à 60 %; elles réduisent de 32 % leurs émissions de GES; et elles réduisent de 70 à 99 % leurs émissions de polluants et de particules fines, qui sont responsables du smog et des pluies acides.

Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, la compétitivité du gaz naturel favorise la localisation industrielle.

C'est notamment le cas d'un projet que vous connaissez bien, celui d'IFFCO, dont nos amis de la Coop Fédérée et Investissement Québec sont partenaires.

Évalué à plus de 1,2 milliard de dollars, le projet consiste en la construction, à Bécancour, d'une usine de production d'urée à partir de gaz naturel. L'urée est la matière première la plus utilisée dans la production d'engrais commerciaux azotés. L'usine projetée desservira prioritairement les marchés agricoles du Québec, de l'Est du Canada et du Nord-Est des États-Unis. Plus de 1 000 emplois en période de construction, 250 en phase d'exploitation sans compter quelques 500 emplois indirects. Le bureau d'audiences publiques sur l'environnement a jugé acceptable l'empreinte environnementale de ce projet dont la faisabilité même repose sur la disponibilité et la compétitivité du gaz naturel au Québec.

***

Faire toujours mieux

De tout ce qui précède, vous comprendrez que le gaz naturel est un outil indispensable de notre développement durable. Qu'il fait bel et bien partie du bouquet énergétique dont notre société a besoin pour améliorer ses circonstances environnementales, économiques et sociales.

Chez Gaz Métro, nous cherchons à rendre ce gaz naturel encore meilleur.

Nous travaillons avec plusieurs communautés du Québec pour favoriser la valorisation énergétique du biométhane qui est ni plus ni moins du gaz naturel local et renouvelable produit à partir des matières résiduelles domestiques.

Le biométhane, lorsqu'il est traité, est totalement interchangeable avec le gaz naturel. Il peut donc être acheminé par notre réseau et commercialisé auprès de l'ensemble des consommateurs québécois de gaz naturel.

Sous peu, l'empreinte environnementale du gaz naturel consommée au Québec sera encore plus douce qu'elle ne l'est actuellement

Conclusion

Comme vous pouvez le constater, on ne peut pas aborder le thème de l'énergie sans parler d'économie, d'environnement et de société.

En commençant mon propos, je vous ai parlé de ces populations du bout du monde, qui souffrent à des dizaines de milliers de kilomètres de Montréal. Des populations que nous avons le devoir d'aider.

Six stations de métro séparent Hochelaga-Maisonneuve du centre-ville. Un trajet d'à peine 12 minutes.

Quand on y arrive, on est dans un autre Montréal. Alors que je marche pour aller à mon travail, je sais qu'un visage sur deux est celui d'une grande pauvreté.

Dans mon quartier, on fait des enfants. Beaucoup d'enfants.

Avec l'aide de plusieurs d'entre vous, nous avons mis sur pied la ruelle de l'avenir, un lieu magique, rempli d'ateliers et de centaines d'enfants qui viennent y chercher la confiance en eux, aux autres, et en leur avenir.

Ces enfants fragilisés s'accrochent à tout ce qu'on peut leur donner pour assurer leur épanouissement malgré le fait qu'ils soient issus de milieux défavorisés.

Dans le regard de ces enfants, on voit l'espoir. Nous avons le devoir de ne pas les décevoir. Nous avons la responsabilité de ne jamais les laisser tomber.

C'est pourquoi j'aspire à un Québec plus vert mais aussi plus prospère.

Nos choix énergétiques ne peuvent évidemment pas tout régler mais ils peuvent certainement contribuer à construire une meilleure société.

C'est l'espoir que je porte et que je vous invite à partager.
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