Satisfaire les besoins énergétiques du Québec - Allocution de Sophie Brochu

1 Novembre 2007 - Allocutions

Sophie Brochu, Présidente et chef de la direction, Gaz Métro

Allocution prononcée à la Chambre de commerce de Québec.
Le jeudi 1e novembre 2007.

(Seule la version lue fait foi)

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M. le président de la Chambre de commerce,
Distingués invités de la table d'honneur,

Mesdames et messieurs,

Bonjour!

Il me fait vraiment plaisir d'être parmi vous ce midi. Pour tout vous dire, votre invitation revêt pour moi un caractère très particulier puisque c'est ici, dans cette région qui m'a vue grandir, que j'ai acquis les valeurs fondamentales qui guident ma vie personnelle et mon parcours professionnel. C'est ici que j'ai fait mes études et que j'ai développé ma perception du monde qui nous entoure. C'est avec une grande fierté de mes origines, et habitée par un profond sentiment de gratitude, que je prends donc aujourd'hui la parole devant les miens.

Avant d'entrer dans le vif de mon propos, je tiens à joindre ma voix, Monsieur Denis, à ceux et celles qui vous disent: Bravo ! Bravo pour le dynamisme et le leadership dont fait montre votre organisation qui s'est d'ailleurs méritée récemment le titre de Chambre de commerce de l'année; une réalisation que je salue et dont vous pouvez être fiers. 

Vous poursuivez en cela le travail acharné entamé il y a bientôt 400 ans par des hommes et des femmes désireux de faire de Québec un endroit où il fait bon vivre et prospérer. Où les générations futures trouveront, à leur tour, des assises solides sur lesquelles construire. Sur lesquelles poursuivre leur épanouissement social, culturel et économique.

Aujourd'hui, je vais bien sûr toucher un mot de Rabaska; actualité oblige. Mais je me propose de discuter plus largement de l'évolution de notre société et de ses attentes; de la diversité de nos besoins énergétiques, de leur maîtrise et des différentes façons de les combler. Bref, de recadrer les objectifs avant de s'attarder aux moyens.

Cette démarche me semble nécessaire après des semaines, voire des mois, où l'évaluation d'un projet nous a collectivement amené à nous concentrer sur une seule pièce, fondamentale il est vrai, d'un casse-tête à mille morceaux.

Vingt ans de métier dans le monde de l'énergie m'ont amenée à comprendre que la société québécoise est en quelque sorte "éblouie" par ses succès hydroélectriques. Éblouie au sens d'émerveillée, à juste titre, par tout ce que nous avons collectivement accompli grâce au formidable patrimoine énergétique que recèle le grand nord québécois.

Mais éblouie, aussi, au sens où nous ne voyons pas toujours très clairement  la réalité énergétique qui est la nôtre. S'il est vrai que la majeure partie de nos besoins résidentiels est servie par l'électricité, nous oublions que ces mêmes besoins résidentiels ne représentent que 18 % de l'ensemble des besoins énergétiques du Québec.

Nous oublions, du coup, que 60 % de tous nos besoins énergétiques sont comblés par d'autres formes d'énergie que l'électricité.

Nous oublions que depuis maintenant cinquante ans, des dizaines d'hôpitaux, des centaines d'écoles, des milliers d'institutions, de commerces, et d'entreprises québécoises comptent sur le gaz naturel pour assurer leurs besoins fondamentaux de chauffage de l'eau et de l'espace. 

Nous oublions que le plus propre des combustibles fossiles se trouve aujourd'hui au cœur des procédés de plusieurs de nos grands fleurons industriels dont nous sommes si fiers.

À l'instar de ce qui s'observe partout à travers le monde, la réalité énergétique du Québec est complexe, et multiple. Et la seule manière responsable d'envisager son avenir est à travers le prisme de la complémentarité.

Complémentarité des différentes formes d'énergies, chacune d'elles devant être utilisée là où elle excelle.

Complémentarité des énergies traditionnelles et des énergies nouvelles, les premières, indispensables pour encore plusieurs décennies, ne devant pas occulter le développement des secondes, dont on s'attend qu'elles prennent un jour le relais.

Complémentarité des efforts à consentir pour la réduction du coût des approvisionnements, mais aussi pour la réduction de la demande énergétique, l'une ne pouvant aller sans l'autre dans une société comme le Québec qui appuie son avenir sur le développement durable.

Complémentarité enfin, entre les politiques énergétique, économique et climatique, chacune de ces composantes traitée isolément se trouvant vidée de son sens et de sa pertinence.

Au Québec, plus qu'ailleurs au Canada, la préoccupation de nos concitoyens pour le développement durable et la préservation de l'environnement s'est cristallisée très rapidement. Et c'est tant mieux. Le Québec a joint le groupe des nations préoccupées par l'impact des activités humaines sur la pérennité de notre planète et le rang de celles qui ont décidé d'y voir.

Nous sommes en train d'assimiler dans notre inconscient collectif le fait que les gestes posés ici ont des répercussions ailleurs, et vice-versa.  Bref, que le Québec n'est pas une île.

Notre société en est à repenser la relation qu'elle entretient avec l'énergie.  Cela implique que les attentes envers les grands consommateurs seront de plus en plus exigeantes, que les impacts socio-économiques et environnementaux de leurs choix de consommation seront scrutés à la loupe.

En matière énergétique, nous souhaitons tous, collectivement, que nos institutions, nos entreprises et nos industries posent « les bons gestes ». Cela commande d'abord de faire tout ce qui est possible pour réduire le niveau absolu de consommation.

Cela implique ensuite, entre autres moyens, de privilégier le gaz naturel au mazout chaque fois que cela est possible, c’est-à-dire lorsque les infrastructures gazières sont disponibles. Le gaz génère en effet jusqu'à 40 % moins de GES et il n'émet pratiquement aucun polluant atmosphérique. Bref, on s'attend à ce que nos entreprises, nos industries et nos institutions adoptent un comportement dit « citoyen ». 

Mais voilà: ce choix citoyen a un prix. Depuis 2001, justement parce qu'il est prisé pour ses caractéristiques environnementales, le gaz naturel a vu sa demande augmenter considérablement en Amérique du Nord. Avec pour conséquence une pression à la hausse sur son prix.

Loin de moi l'idée de faire la morale, mais force est de constater qu'en matière de choix de société, les choses ne sont pas toujours aussi simples qu'on le pense.
Qui serait prêt à hausser ses frais de scolarité pour encourager son collège, son Cégep ou son université à choisir le gaz naturel plutôt que le mazout?

Qui serait prêt en franchissant le seuil d'un établissement de santé à verser une contribution financière volontaire afin de reconnaître que l'hôpital qu'il fréquente a fait le bon choix en optant pour le plus propre des combustibles?

Qui serait prêt à payer plus cher pour son billet d'autobus afin que se développent ici, au Québec, comme c'est le cas dans plusieurs grandes villes européennes, des flottes d'autobus urbains qui roulent au gaz naturel, question de soulager un peu la planète?

Personne, bien entendu.

Mais chacun de nous s'attend tout de même à ce que les utilisateurs d'énergie posent le bon geste environnemental, même s'il a parfois un prix, et qu'ils optent résolument pour le gaz naturel.

Et vous savez quoi ? Ils sont de plus en plus nombreux à le faire. Des hôpitaux, des écoles, des universités, des centres d'accueil, des usines, des commerces, des résidences…

Des dizaines de milliers de clients qui ne comprennent pas pourquoi certains se posent encore la question : « Quelle est la place du gaz naturel au Québec? ».
Chose certaine, tous ces clients, tous ces consommateurs se tournent vers Gaz Métro pour que leur soit assuré un approvisionnement fiable et  sécuritaire. Un approvisionnement qui soit aussi le plus compétitif possible.

C'est bien là le boulot de Gaz Métro qui est une entreprise de service public et qui a donc la mission de servir la société.

Il faut savoir que Gaz Métro ne fait pas d'argent avec la vente de gaz naturel comme telle. Gaz Métro achète auprès de fournisseurs de l'Ouest canadien le gaz naturel requis aux besoins de sa clientèle. Elle achemine ensuite le gaz à travers le Canada sur un système de transport, qui n'est pas le sien. Le coût de ces deux composantes, gaz et transport, est rechargé intégralement à nos clients, au prix coûtant, sans profit.

Le bénéfice que tire Gaz Métro ne provient que de l'exploitation de ses infrastructures de distribution en sol québécois, les tarifs étant fixés par la Régie de l'énergie.

Ainsi, quand le prix du gaz naturel s'accroît, Gaz Métro ne fait pas plus d'argent.  Par contre, quand le prix du gaz naturel diminue, les gains réalisés sont au bénéfice de nos clients.

Vous aurez compris de ce qui précède qu'un des éléments les plus frustrants de mon quotidien est de devoir accepter le fait que le positionnement concurrentiel du gaz naturel par rapport à d'autres formes d'énergie ne dépende pas seulement de la performance de notre entreprise, mais qu'il soit largement tributaire d'autres fournisseurs. Pour un client industriel par exemple, le coût du service de Gaz Métro ne représente qu'environ 10 % de la facture totale associée à sa consommation de gaz naturel.   

Cela dit, il n'est pas question pour nous de demeurer les bras croisés. À chaque jour, Gaz Métro fait le maximum pour rendre l'utilisation du gaz naturel la plus avantageuse possible pour ses clients.

Pour ce faire, nous travaillons sur deux fronts: d'une part, nous aidons nos clients à réduire leurs besoins par la mise en place de mesures d'efficacité énergétique. D'autre part, nous nous efforçons de mettre en place les conditions les plus propices à des approvisionnements compétitifs. 

À la fin des années 90, bien avant que ce ne fût à la mode ou politiquement attrayant, Gaz Métro a été le premier distributeur d'énergie au Québec à mettre en place un plan global d'efficacité pour aider ses clients à consommer mieux, et à consommer moins.

On peut se demander comment Gaz Métro trouve son compte à réduire la consommation de gaz naturel alors qu'elle tire profit à le distribuer. Je vous répondrai qu'il en va de notre responsabilité sociale et de notre crédibilité.

Couplés à un ensemble de mesures, nos programmes d'efficacité ont permis aux clients qui en ont bénéficié de réduire leur consommation de gaz naturel de 23 % entre 2000 et 2006. Ces programmes ont été applaudis par tous les groupes environnementaux… dont certains ont marché devant l'Assemblée nationale dimanche dernier. Comme quoi il y a des points importants sur lesquels on s'entend…

Autant il importe de maîtriser la demande, autant il faut nous attaquer à gérer le prix du gaz lui-même. Et la meilleure façon d'y arriver, ce serait par la diversification de nos approvisionnements gaziers.

Le Québec est aujourd'hui captif d'une seule source d'approvisionnement, l'Alberta. En outre, nous ne pouvons emprunter qu'un seul transporteur pour acheminer le gaz jusque chez nous, sur plus de 3 000 kilomètres. Diversifier nos approvisionnements gaziers, c'est se donner la chance de faire jouer la concurrence au profit de nos clients.

Le système d'approvisionnement actuel fait-il « la job »?  Bien sûr. Mais à l'heure où les économies limitrophes du Québec se donnent des moyens de diversifier leurs approvisionnements, on se doit de réagir pour ne pas perdre du terrain. Pour ne pas que nos entreprises, qui sont en concurrence avec nos voisins, aient à souffrir d'un écart de coût de leurs intrants énergétiques. On le sait: l'énergie, c'est le sang de l'économie.

En 2005, le gouvernement du Québec a tenu une vaste consultation publique à laquelle ont participé des centaines d'intervenants issus de tous les horizons économiques et environnementaux. Les besoins énergétiques du Québec, dont les besoins en gaz naturel, ont alors été évalués en long et en large. La nouvelle stratégie énergétique issue de cette consultation est venue confirmer à nouveau l'importance stratégique de voir à diversifier nos approvisionnements gaziers.
Je dis à nouveau car c'était également le cas en 1996, lorsque le gouvernement d'alors, formé par le Parti Québécois, avait lancé sa propre politique énergétique. Là encore, après des consultations en bonne et due forme.

En fait, l'histoire récente montre que l'objectif fondamental de diversifier les approvisionnements gaziers du Québec se trouve au cœur de toutes les politiques énergétiques du Québec, adoptées par tous les gouvernements depuis les années 80.

Certains se souviendront de nos tentatives de la fin des années 90 en vue de raccorder le Québec aux réserves gazières de l'Île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse.

Tentatives qui se sont avérées infructueuses, puisque les réserves ont été développées par des entreprises américaines, qui voulaient amener le gaz aux États-Unis, pour servir leur marché, pour servir leurs besoins. 

On retiendra de cet épisode que le gaz canadien nous est passé sous le nez.  On retiendra aussi que c'est à ce moment que Gaz Métro a décidé de se tourner vers la scène internationale. De miser sur un des plus grands atouts géostratégiques du Québec: le fleuve St-Laurent, en vue de mettre notre territoire en première ligne d'approvisionnements qui nous viendraient d'outre-mer. C'était en 1998. Rabaska était né.

Rabaska est un projet d'importance stratégique pour le Québec et, comme vous, je suis très heureuse que le gouvernement du Québec lui ait accordé les autorisations nécessaires.  Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais c’est une étape cruciale que nous venons de franchir et je veux que vous sachiez que sans vous, sans l’appui de la grande majorité de la population de Lévis, de Québec et de la région dans son ensemble, nous ne serions pas rendus là où nous en sommes. Votre appui nous est précieux et je tiens à vous en remercier chaleureusement.

Cela dit, l'aval du gouvernement, et tous les appuis du monde, ne nous dispensent pas de la responsabilité de tenter de répondre aux questions de ceux et celles qui s'interrogent encore sur certains aspects du projet. C'est pourquoi nous entendons poursuivre nos efforts de dialogue. Je tends la main à tous ceux et celles qui souhaitent contribuer à des discussions constructives de la nature de celles qui ont bonifiées à ce jour le projet et qui peuvent encore le faire. 
De la nature de celles qui commandent d'aller au-delà de nos jusqu'auboutismes respectifs, pour en dégager des solution gagnantes pour tous.

Trois ans et demi d’efforts prouvent que l’adhésion publique se gagne à force de transparence, d’ouverture et de compromis. C'est en tenant d'innombrables rencontres, en participant à des audiences et en multipliant les présentations qu’un projet évolue. C’est un exercice fastidieux, mais absolument essentiel à l'avancement d'une proposition de l'ampleur de Rabaska.  C’est justement le contact avec les élus, les citoyens, les groupes et les associations comme la vôtre qui ont amené l'équipe de Rabaska à se dépasser. Monsieur Kelly et son équipe ont su vous écouter pour faire de notre rêve  un projet encore meilleur.

Je vous ai beaucoup parlé de gaz naturel mais je le répète: notre économie a besoin de toutes les formes d'énergie, aucune d'elle ne pouvant répondre adéquatement à tous nos besoins. Électricité, produits pétroliers et gaz naturel sont avant tout complémentaires.

Les énergies renouvelables et les technologies émergentes, géothermie, solaire, biomasse, doivent aussi être valorisées et trouver place dans notre portefeuille énergétique québécois.

Gaz Métro croit que l'énergie éolienne est également promise à un bel avenir.  Et chez nous, les bottines suivent les babines!

Gaz Métro s'est jointe à Boralex et au Séminaire de Québec pour déposer  une soumission dans le cadre du récent appel d'offres d'Hydro Québec. Les partenaires souhaitent valoriser le potentiel éolien des terres de la seigneurie de Beaupré. C'est un projet fantastique. Et avec un peu de chance, Monsieur Roberge, il obtiendra la « bénédiction » d'Hydro-Québec!

Toutes ces énergies nouvelles sont prometteuses. Il n'en demeure pas moins que nous n'en sommes encore qu'à l'aube d'une phase de transition énergétique. Les sources d'énergie traditionnelles nous seront indispensables pour encore quelques décennies.

Accepter ce constat ne nous dispense pas de chercher à réduire notre empreinte de carbone. La problématique des GES est un défi auquel nous faisons face maintenant. On doit donc envisager des solutions qui peuvent s'appliquer maintenant.

Le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes en annonçant un programme d'aide à la substitution du mazout lourd par des énergies plus propres, dont le gaz naturel. On comprend de ce programme qu'il sera accompagné d’un resserrement des normes d’émissions de souffre et qu'il s’appuie aussi sur la redevance verte annoncée quelques mois auparavant.  L’introduction prochaine d’une bourse canadienne du carbone, qu'on espère  basée au Québec, contribuera également à lui donner du muscle.

Le journal Le Devoir rapportait récemment les conclusions d’une étude selon laquelle les programmes de substitution ne sont efficaces qu’en présence d’une réglementation appropriée et contraignante. Puisque c’est ce que le gouvernement du Québec a eu le courage de faire, j’ai bon espoir que des résultats probants seront au rendez-vous.

Gaz Métro aussi sera au rendez vous. Nous avons expliqué publiquement comment nous étions en mesure de réduire de 400 000 tonnes par année l'empreinte de carbone du Québec.

Nous avons fixé des objectifs, établi des moyens, expliqué des résultats escomptés. Bref nous avons un plan. Certains se sont montrés sceptiques quant à notre capacité à livrer les résultats annoncés. C'est leur droit. À eux maintenant de nous dire comment ils s'y prendraient, concrètement et de façon mesurable, pour obtenir des résultats comparables, de nous exposer leur plan.

Ce que je retiens de toutes les discussions récentes à propos des projets énergétiques, c'est qu'il nous faut collectivement adopter une vision englobante des enjeux. Énergie, économie et environnement sont trois réalités intimement liées et interdépendantes.

Certains adoptent une vision pessimiste et y voient un jeu à somme nulle, dans lequel l’économie et l’énergie contribuent nécessairement à la dégradation de l’environnement.

D'autres, de plus en plus nombreux et dont je suis, croient au contraire que ces trois réalités sont complémentaires, qu’elles peuvent et qu'elles doivent se renforcer mutuellement.

Je constate aussi qu'il existe des points de convergences fondamentaux entre les positions défendues par de nombreux environnementalistes et celles que je vous ai exposées aujourd'hui. 

La société dans son ensemble reconnaît que les émissions de GES doivent être réduites et c'est une excellente nouvelle. Tous conviennent également aujourd'hui que le gaz naturel est le plus propre des hydrocarbures et qu'il est une des solutions à la problématique des GES.

Je retiens de ces premiers consensus que pour avancer, il faut créer un climat de confiance entre les différents intervenants de la société et que, pour ce faire,  il faut se parler… mais aussi s'écouter!
 
En conclusion, j'aimerais vous laisser avec la pensée suivante. 

On oppose souvent le visage du citoyen à celui de l'entreprise. On oublie que les employés qui oeuvrent au sein des entreprises sont aussi des citoyens. 
Des femmes et des hommes qui ont eux aussi des familles, des enfants, des valeurs et qui aspirent, par leur travail, à faire du Québec une société toujours meilleure. 

On a parfois tendance à l'oublier, mais l'entreprise a également comme devoir de veiller à préparer l'avenir du milieu dans lequel elle évolue.
Je vous remercie encore bien sincèrement de votre invitation et de votre attention. Cela a été pour moi un véritable plaisir d'être parmi vous aujourd'hui.

Au plaisir !

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